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Hawayann Kastelmann

Pas de compromission.

 Il joue des personnages, sans calculs.

 Peur de trahir une jeunesse, besoin de rêver à partir de nouvelles sagesses.

 Il apprend chaque jour. Ne cherche rien d’autre qu’apprendre.

 Les personnages, ce sont ses modèles. Il joue ce à quoi il s’identifie. Se donner l’image qui lui plait d’abord à lui-même.

 L’autre est là qui existe par lui, et sans lequel lui-même ne serait pas lui-même.

 Il voudrait se décider à adopter une attitude, être de telle ou telle manière, oscillant entre le moine bouddhiste et l’artiste passionné romantico-tragique. Il ne fait que passer de rôle en rôle, la plupart du temps sans contrôler ses répliques.

En fin de compte, il voudrait mais se maîtrise fort peu consciemment.

 Il se méfie de politique, car ces étiquettes ne sont pas celles qui l’intéressent. On est si vite cloisonné.

 Il tente d’être ce qui le fascine. Son guide ? Le charme. L’élan ? L’enthousiasme et ses joyeuses impulsions.

 Puisqu’il a fait de la molle attitude son ennemie, il préfère les voies difficiles. Dur, il projette des entreprises avec l’esprit offensif décrit par Bachelard dans sa poétique des matières dures.

 Il se rompt et s’évertue. Il dépense sans compter l’énergie de sa santé pleine.

 Il fume et pense et se masturbe dans un gaspillage et un plaisir solitaire similaire.

 Il s’éparpille. Mû par une volonté encyclopédique, il souhaiterait tout faire. Ou plutôt pour un problème, il cherche (et donc produit) autant de solution qui lui paraissent possibles. Et ce faisant, il n’en perçoit que mieux d’autres qui lui échappent, ou ne seront jamais réalisées (ables).

Source mélancolique la limite humaine ressentie dans un espace immense. Si profond, si étendu, le vide…

Ses actions sont multiples. Peu de projets voient finalement le jour, peu d’action menées à leur terme. Mais il en perçoit beaucoup. Bon nombre, qui l’interpellent, mais qu’il ne parvient à formuler.

 Il se plait à croiser de travers les horaires du salarié commun, cédant à la fatigue aux premières lueurs de l’aube. Luxe.

 Luxe de pousser son corps jusqu’à sa dernière extrémité.

 Contrainte aussi. De trouver le sommeil uniquement à bout de force.

Comment s’endormir l’esprit en veille ?

 L’agitation occupe l’esprit lorsqu’elle occupe les sens.

 Il module et continue. Ne s’arrête à rien qui ne soit déjà entamé.

 Il ne pense qu’à partir de ce qui existe… Pour lui. Pense à partir de perceptibles.

Pour lui, on ne s’arrête qu’après avoir déjà marché. Peut-on, du reste, s’arrêter avant de partir ?

 Sécurité et propreté ne sont pas ses mots d’ordre.

 

 

 

 

 

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